┤ la Vie imaginée ├ by Fedrico GRANELL

la Vie imaginée ├ by Fedrico GRANELL

 

Opening 01.12.16 > 18.00 h

Show 02.12.16 > 11.12.16

 

René Descartes a fait valoir que l’art n’est pas guidé par la raison mais par l’imagination subjective. Sa représentation de l’esprit humain est composée de deux sphères de la connaissance ; il distingue la raison (connaissance supérieure) et l’intuition (connaissance des sens). Au croisement de ces deux sphères se situe l’imagination directement relié au sens esthétique. L’empiriste anglais Joseph Addison, auteur des plaisirs de l’imagination (1711-1712), a lui défendu l’existence de trois sphères de la connaissance humaine : l’intuition correspondant à la sphère inférieure, la partie supérieure étant la raison et la zone intermédiaire concerne l’imagination comme faculté esthétique et créative.

Le nouveau projet de Federico Granell est un hommage à l’imagination et à son rôle  essentiel pour la création artistique. L’artiste poursuite cette idee initiée par les préromantiques et nous raconte une histoire basée sur des faits réels.

Balthus disait que la peinture est une activité complète, qui occupe tout le temps, et qui se poursuit meme lorsque l’on pose son pinceau. Granell peint aussi lorsqu’il lit, quand il regarde un film ou écoute une chanson pop.

Le point de départ de ce conte imaginaire est un objet trouvé et décontextualisé dont la signification originale a été perdue. Il s’agit d’un album de photographies déniché au marché aux puces à Paris. Quelques notes définissent le contexte ‘une fois les ponts ouverts, nous avons déménagé en Allemagne 1936’ : le climat d’avant-guerre, Hitler et le Troisième Reich, le national-socialisme, l’antisémitisme et les Jeux Olympiques de Berlin filmées par Leni Riefenstahl.

L’artiste suit la vie d’une famille avec des manques et des pages vides, joue avec la mémoire et l’oubli. Federico saisit ces fragments du passé et tente de les protéger contre l’érosion du temps. Mémoire aussi avec les supports, des plats récupérés dans une usine de faience abandonnée à Oviedo et qui se réfèrent à une ancienne série de 2015 présentée à Madrid.

 

 

 

Les lacunes dans l’album, les photographies manquantes ont été remplacées par des dessins à l’encre qui constituent la mise en scène d’une biographie imaginaire, une fiction interprétée a partir de quelques lignes manuscrites, de quelques dates et de noms de villes.

 

Le Tempus fugit est une constante du travail de Federico Granell avec l’iconographie de l’horloge et du crâne en memento mori. Mais son propos n’est pas pessimiste à la manière baroque,  ni une vanité sombre et lugubre qui traite de la brièveté de la vie et des gloires terrestres inutiles. La question ici est de prévenir l’irréversibilité de l’oubli et de conserver les petits détails de la mémoire individuelle pour les inclure dans une mémoire collective.

 

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Federico Gonzalez Granell est né en 1974. Il vit et travaille à Oviedo, Espagne.

Diplômé des Beaux Arts de l’Université de Salamanque, il approfondit sa formation à Londres, ainsi qu’en Italie, à La Nouvelle Académie des Beaux Arts de Milan (Bourse Socrate), puis à l’Académie des Beaux Arts, Via Ripetta à Rome (Bourse du Ministère des Affaires Etrangères espagnol).image



Une réponse à “┤ la Vie imaginée ├ by Fedrico GRANELL”

  1. [...] lo hace concretamente, en  la galería Nivet-Carzon. Allí, en el barrio de Les Marais, se muestra desde el pasado viernes y ya ha recibido los [...]